ACTUALITES

ACTUALITE
Les inscriptions pour l'année 2016-2017 sont ouvertes du 1er mai au 30 juillet. Le dossier est téléchargeable ici.

En bref

Le M2R Migrations et altérités constitue une des trois spécialités du master Sociologie des mobilités qui débute par un tronc commun en M1 puis propose trois spécialités différenciées en M2.

Les questions migratoires sont de plus en plus au cœur de l’actualité internationale. Elles sont également devenues un thème central en sociologie contemporaine. Qu’elle porte sur les thèmes de l’intégration, de la discrimination et du racisme, de l'asile ou sur des sujets plus centrés sur les nouvelles formes de mobilités transnationales et leur lien avec la mondialisation, la recherche sociologique est foisonnante en ce domaine. La spécialité recherche « Migrations et altérités » conduit les étudiants à maîtriser le corpus théorique existant et à initier eux-mêmes des travaux de recherche s’appuyant sur des enquêtes de terrain en France ou à l’étranger.
 
 La formation, également ouverte aux salariés, peut être intégrée au niveau M1  ou M2 avec un cursus préalable en sociologie ou dans une autre discipline des sciences sociales ou encore sur la base de validation d'acquis professionnels. La sélection s’effectue sur dossier.

Les anciens étudiants ont été employés dans des organisations internationales, des collectivités territoriales et locales, des milieux associatifs ou bien ont poursuivi une carrière académique via un doctorat.

Objectifs scientifiques de la spécialité

Le Master 2 recherche Migrations et altérités est adossée à l’Unité de Recherche Migrations et Société URMIS (UMR CNRS-IRD-Université de Nice-Université Diderot Paris VII) qui constitue le principal centre de recherche en sociologie des migrations et des relations interethniques en France. Elle vise à former des experts et des chercheurs de haut niveau sur cette thématique.

En partant des outils théoriques et méthodologiques de la sociologie, la formation s’ouvre à plusieurs disciplines : histoire, science politique, démographie, anthropologie, géographie. L’orientation pédagogique combine trois exigences :

  • familiariser les étudiants avec les textes théoriques fondamentaux, leur présenter les avancées conceptuelles les plus récentes dans le domaine de l’immigration, de l’ethnicité ou de ce que les auteurs anglo-saxons appellent les race relations. Cela conduira à une réflexion sur des questions fondamentales dans les sciences sociales : la production symbolique des identités collectives, les conditions d’émergence et les activités d’entretien des frontières entre les groupes, l’analyse des processus sociaux de discrimination, les mécanismes de la catégorisation sociale ;
  • dispenser une formation rigoureuse à la démarche empirique destinée à fournir aux étudiants les outils méthodologiques (analyses de corpus écrits et de discours, mesure statistique, observation participante, techniques de recueil des attitudes et opinions) nécessaires pour appuyer leur réflexion sur le terrain d'enquête qu'ils choisiront.
  • les former à la démarche comparative en prenant en compte une variété de situations de contact de populations dans le monde, induits par divers processus tels que conquêtes, colonisation, redécoupage de frontières. La diversité des terrains de recherche des chercheurs de l’URMIS (Afrique, aire caraïbe, Amérique latine, Maghreb, Europe de l’Est...) sera une ressource précieuse pour mener ces comparaisons. Des chercheurs de l’Université de Turin, spécialisés sur les questions de politiques migratoires et de racisme, auxquels l’équipe est liée dans le cadre du PRES Euro-méditerranée, ainsi que des enseignants chercheurs travaillant sur le lien migrations-mondialisation de l’Université de Milan, avec lesquels nous avons conclu un accord ERASMUS, interviendront également dans la formation.

Adossement à la recherche

La spécialité s'appuie sur l'Unité de recherche Migrations et Société (URMIS) et s’inscrit à la fois dans le cadre de l’Ecole Doctorale de l’UFR Lettres Art et Sciences Humaines (LASH) de l'Université de Nice et de l’Institut des Sciences Humaines et Sociales de Nice (ISHSN).

L’URMIS est un laboratoire associé à l’Institut de recherche pour le développement (IRD), aux Universités de Paris VII Diderot et Nice-Sophia Antipolis et conventionné au CNRS. Les membres de ce laboratoire étudient les processus d’identification, de catégorisation et de redéfinition des frontières sociales et des rapports de pouvoir mis en jeu par la migration des hommes, des idées et des croyances. L’équipe met en œuvre une problématique constructiviste qui considère les dimensions ethniques et raciales des collectivités et des identifications personnelles comme des productions sociales intégralement relationnelles. Elle s’intéresse à leur pertinence en tant que catégories de la pratique utilisées dans des situations de conflit, des dispositifs de contrôle et de politiques sociales ou des stratégies d’affirmation identitaire. Les recherches portent une attention particulière aux effets de la mondialisation sur le désenclavement des espaces locaux, la multiplication des instances de décisions supranationales ou internationales, la croissance des réseaux transnationaux dans les échanges économiques, culturels ou religieux.

L’URMIS regroupe des équipes de recherche localisées à Paris et à Nice et accueille des chercheurs relevant de plusieurs disciplines (sociologie, anthropologie, sciences politiques, psychologie sociale, histoire). La composante niçoise du laboratoire, sur laquelle s’appuie la formation, comprend 12 chercheurs et enseignants-chercheurs (Université de Nice, CNRS et IRD) qui sont impliqués dans des réseaux internationaux (Mexique, Colombie, Kenya, Maghreb, Afrique du Sud, Mali, Europe de l’Est) qui peuvent constituer autant d’opportunités pour des terrains de recherche et des accueils institutionnels pour les doctorants à l’issue de la formation de master.


Visée professionnelle

La spécialité Migrations et altérités vise d’une part à conduire les étudiants à une recherche doctorale de niveau international leur permettant de candidater à des postes de chercheurs et d’enseignants-chercheurs dans les organismes publics français ou européens ainsi qu’à des emplois liés à la recherche au sein d’organisations internationales comme l’Unesco, l’Organisation des migrations internationales (OIM), la Banque mondiale, etc.

D'autre part, les enjeux sociaux et politiques des phénomènes migratoires suscitent dans les institutions concernées une demande de spécialistes de haut niveau, capables d’exercer vis-à-vis de questions sociales sensibles (le « malaise des banlieues », la question des statistiques ethniques, l’affaire « du foulard », le racisme, la montée des intégrismes... ) la distance critique propre à la démarche scientifique. Les anciens étudiants du parcours Migrations et relations interethniques (à l’origine de cette spécialité) ont été sollicités par des collectivités territoriales et locales, des syndicats, des ONG et des organismes internationaux pour des emplois concernant la conduite d’études finalisées. D’autres ont trouvé à employer leurs compétences dans des fonctions de documentation et de formations spécialisées dans des organismes de travail social.

Métiers visés :
  • Enseignement supérieur : enseignant-chercheur (via un doctorat)
  • Recherche : Chercheur, ingénieur de recherche, ingénieur d’étude
  • Expertise : Chargé d’étude, consultant, ingénierie sociale, chef de projet, chargé de mission


Admission et inscription


L’admission en Master 2 est décidée par une commission après examen des dossiers de candidature.
Les titulaires d’un Master 1 (ou titre équivalent) de sociologie ou d'une autre discipline des sciences humaines et sociales sont susceptibles d’y être admis ainsi que des professionnels dont le dossier passera devant une commission de validation des acquis.
Pour les étudiants n'ayant pas suivi le master 1 Sociologie des mobilités, une mise à niveau pourra être conseillée par la commission en suivant certains enseignements de licence de sociologie ou de Master 1 Sociologie des mobilités.



Dossier d’inscription
Pour vous inscrire, remplissez le formulaire dans l’application :https://ecandidat.unice.fr

 entre le 1er mai et le 30 juillet




Renseignements: 

mastermigrations@unice.fr 

Contenu de la formation et équipe pédagogique


Le mémoire de M2: une initiation à la recherche

Durant la formation, les étudiants sont amenés à conduire leur propre recherche sociologique et à la formaliser par la rédaction d’un mémoire. Le choix du sujet est laissé à l’étudiant en fonction de ses domaines d’intérêt et/ou de ses propres expériences et opportunités d’enquêtes mais il peut aussi prendre place dans l’un des programmes de recherche conduits au sein du laboratoire (voir sur le site de l’URMIS; dans ce cas, ne pas hésiter à prendre contact avec le(s) responsables(s) du programme visé).

Dans tous les cas, la recherche comprendra une partie d’enquête de terrain et / ou d’exploitation de données de seconde main. Les enquêtes et observations pourront être menées en France où à l’étranger, éventuellement dans le cadre de l’une des nombreuses collaborations que le laboratoire entretient avec des institutions issues de pays tiers (Amérique centrale et du sud; Afrique, Maghreb, Moyen-Orient, Asie du sud-est).

Chaque étudiant sera encadré par un directeur durant toutes les phases de sa recherche. Le choix de ce tuteur dépendra du sujet de recherche. Cela n’empêchera nullement l'étudiant de bénéficier des conseils et du soutien d’autres membres de l’équipe pédagogique pour mener à bien son travail.

A titre d’exemples, ces dernières années, des mémoires ont été soutenus sur les sujets suivants :
  •  Le passage au travail des femmes marocaines en Italie. Le cas de la Sardaigne et de la Toscane
  • La gestion de la diversité culturelle et ethnique dans l'entreprise: entre engagements et pro-activité
  •  La discrimination raciste à l'embauche : une expérience par test de discrimination"Testing" à Nice
  •  Les citoyens européens indésirables. La construction du "problème Rom" à Dijon. Configurations et re-configurations des mouvements de soutien aux Roms face à une nouvelle situation de répression
  •  Mises en scène de l'indianité et construction de la différence. Trois formes d'organisation de l'attractivité touristique à San Cristobal de las Casas, Mexique
  •  Migrations des spécialistes hautement qualifiées des pays de l’ancien bloc socialiste : étude du cas des mathématiciens russes en France

 
Il n'y a pas de stage obligatoire, mais il est possible d’établir à la demande de l’étudiant, une convention pour un stage en lien avec la formation à et par la recherche dans le domaine des migrations et des relations interethniques.

 

COURS: 

(présentation basée sur l'année 2012-2013; l'organisation générale pourra évoluer en 2013-2014)

1er semestre du M2

UE FONDAMENTALES : Enseignement généraux
  • Migrations et mondialisation, M. Ambrosini et P. Rebughini, 20h CM. Afin de mieux expliquer ce que veut dire penser les migrations comme “fait social total” on les situera tout d’abord dans le champ des mobilités humaines, en les considérant comme fait un saillant à l’origine même de la formation de la vie associée des êtres humains. Pour ce faire les enseignants feront référence à la fois aux travaux de Sayad et à une lecture critique de certains auteurs classiques et récents.

  • Participation aux séminaires du laboratoire d'accueil. Durant l’année, l’URMIS organise plusieurs séminaires au cours desquels des chercheurs français ou étrangers rendent comptent des dernières avancées de leurs recherches sur les thèmes explorés au sein du laboratoire. Les étudiants participent au même titre que l’ensemble des chercheurs du laboratoire, dans une dynamique d’échanges et de débats. Par ailleurs  la participation au Séminaire parution ouvrages de recherche (en partenariat avec Sc. Politiques). séminaires au cours de l’année durant lesquels des auteurs présenteront des ouvrages parus récemment concernant des avancées théoriques ou des explorations empiriques originales, est également obligatoire.

  • Catégorisation, classification sociale et discriminations, B. Conein,  Y. Gastaut et J-L. Primon, 20h CM. Les analyses de la classification sociale se sont diversifiées. On présentera dans ce cours les nouvelles approches provenant de la philosophie analytique, de la théorie morale, de l'ethnoscience et de la psychologie cognitive en faisant ressortir la spécificité des mécanismes de catégorisation sociale et leur lien avec les processus de reconnaissance et de qualification.


UE Enseignement spécialisés
  • La construction de l'immigration comme problème public, G. Frigoli et G. Ivaldi, 18h CM. L'objectif du cours de Gilles Ivaldi est de proposer un panorama des politiques d'immigration en France et en Europe à travers, notamment, l'étude des principales dispositions des traités de l'Union concernant les flux migratoires et de la littérature grise européenne. L’enseignement de Gilles Frigoli traite de l’immigration comme question sociale et enjeu politique dans les sociétés européennes, c’est-à-dire en tant qu’objet de débat public et d’action publique

  • Travailleurs, commerçants et élites circulants, V. Erlich et S. Potot 18h CM. Cet enseignement est divisé en deux parties : (1) la première porte sur l’internationalisation des systèmes d’enseignement supérieur, plus spécifiquement en Europe. (2) la seconde s’intéresse à la mondialisation des pratiques étudiantes au sein de cet espace international de l’enseignement supérieur

 MEMOIRE
  • Rédaction et préparation du mémoire. Il s’agit d’un travail personnel de recherche des étudiants sur un sujet de leur choix, avec le soutien de leur directeur de mémoire qu’ils rencontrent lors d’entretiens individuels à intervalles réguliers.
  • Suivi des mémoires, toute l'équipe pédagogique, L’objectif de ces rendez-vous périodiques est d’accompagner l’étudiant dans son travail de recherche et de le conseiller dans ses lectures, dans ses choix méthodologiques et dans la présentation de son travail. Ces séances interviennent en plus des entretiens individuels avec leur directeur de mémoire.

UE sur liste
  • 1 UF choisie parmi celles proposée dans la mention Anthropologie, ou en Sc. Politiques « Sciences Sociales appliquées au politique » ou « Villes et politiques urbaines » 18h CM


2ème Semestre du M2

UE FONDAMENTALES : Enseignement généraux
  • Sociologie des discrimination et du racisme, J.-L.Primon, 20h CM. Ce cours abordera la questions des discriminations et du racisme comme phénomène social des sociétés contemporaines.

UE : METHODOLOGIE
  • Méthodologie : la valorisation des résultats de recherche M. Lesclingand et S. Potot 18h TD. Cet enseignement sensibilisera les étudiants aux différentes modalités de rédaction de la recherche (en dehors de la thèse) : soumission d’un projet de recherche, proposition d’article ou d’intervention à un colloque sous forme d’abstract, présentation powerpoint, présentation orale en colloque, écriture d’un article, écriture d’un rapport, etc.


UE : MEMOIRE
  • Participation aux séminaires du laboratoire d'accueil. Durant l’année, l’URMIS organise plusieurs séminaires au cours desquels des chercheurs français ou étrangers rendent comptent des dernières avancées de leurs recherches sur les thèmes explorés au sein du laboratoire. Les étudiants participent au même titre que l’ensemble des chercheurs du laboratoire, dans une dynamique d’échanges et de débats. Par ailleurs  la participation au Séminaire parution ouvrages de recherche (en partenariat avec Sc. Politiques). séminaires au cours de l’année durant lesquels des auteurs présenteront des ouvrages parus récemment concernant des avancées théoriques ou des explorations empiriques originales, est également obligatoire.
  • Rédaction et préparation du mémoire. Il s’agit d’un travail personnel de recherche des étudiants sur un sujet de leur choix, avec le soutien de leur directeur de mémoire qu’ils rencontrent lors d’entretiens individuels à intervalles réguliers.
  • Préparation à la soutenance du mémoire. Au cours de deux séminaires, l’équipe pédagogique préparera les étudiants à la soutenance orale de leur mémoire de master.

Equipe pédagogique


Maurizio Ambrosini, Professeur, Université de Milan

Marie-Pierre Ballarin, Chargée de Recherche, IRD

Catherine Blaya, Professeur, UNS

Giulia Bonacci, Chargée de recherche, IRD

Bernard Conein, Professeur, UNS

Elisabeth Cunin, Chargée de Recherche, IRD

Valérie Erlich, Maîtresse de Conférences, UNS 

Gilles Frigoli, Maître de Conférences, UNS

Yvan Gastaut, Maître de Conférences, UNS 

Gilles Ivaldi, Chargé de Recherche, CNRS 

Marie Lesclingand, Maîtresse de Conférences, UNS 

Swanie Potot, Chargée de recherche, CNRS

Jean-Luc Primon, Maître de Conférences, UNS 

Paola Rebughini, Professeur, Université de Milan

Christian Rinaudo, Maître de Conférences, HDR, UNS 

Jocelyne Streiff-Fénart, Directrice de Recherche, CNRS